schizophrénie des socialistes : loi sur le renseignement

Les socialistes sont schizophrènes.
Ils défendent tout et son contraire.

Au pouvoir depuis 2012, on observe une dérive sécuritaire qui prend une forme législative violente : la « loi sur le renseignement ». Afin de lutter contre le « terrorisme », l’exécutif a décidé de ratisser large, très large.
Des mails aux SMS, des appels téléphoniques aux visites de sites internet, de la pose de matériels d’écoute et de surveillance (caméras ou micros) chez vous, au « pompage » genre filet dérivant de vos contenus de smartphone. Et tout cela sans contrôles des juges, sans savoir qui va faire quoi avec ces données privées, et si elles seront ou non détruites si inutiles, et surtout à quoi elles peuvent être utilisées selon la couleur politique de qui est au pouvoir.
Dans l’opposition, vertueux, humanistes, citoyens, ils défendaient l’Etat de droit, les libertés individuelles soucieux d’éviter toute dérive sécuritaire apanage des régimes totalitaires ou dictatoriaux. Pas de Corée du Nord chez nous, pas de ça chez nous….
Dans un livre édité par le PS en Mars 2009, « La France en libertés surveillées – La République en danger« , voici la position des éléphants humanistes et démocrates du PS face à la politique sécuritaire de sarkozy…
Extraits choisis :
- « Instauration d’une société de surveillance : lors de l’examen de nombreux projets de lois antiterroristes déposés depuis les attentas du 11 septembre 2001, nicolas sarkozy s’est chaque fois appuyé sur la peur du terrorisme ressentie par la population pour s’affranchir des réserves posées par la Cnil. »
- « Nous allons légaliser un dispositif et des pratiques qui sont en dehors du droit »
- Le parti socialiste dénonce la création d’une « société de surveillance », par la multiplication des « dispositifs de surveillance et de contrôle » avec des fichiers de police comme « Edvige ».
- Ils réclamaient d’ailleurs une « large réflexion démocratique sur l’ensemble des questions relatives à la protection des données personnelles et au respect des libertés individuelles. »
Cette loi soulève l’indignation des juges, de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés, de nombreux acteurs du Web, des fournisseurs d’accès internet.
Mais elle sera examinée « dans l’urgence » par l’Assemblée, et donc avec un débat très minimaliste, surtout que beaucoup à l’ump semblent s’en réjouir.
Que ne font-ils pas pour perdurer au pouvoir en 2017 au mépris de l’Etat de Droit.
Source : Canard Enchaîné 4930

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