Abstention et progression du FN ?

C’est un refrain entendu dans la plupart des grands médias les grands (et petits) soirs d’élection, dès l’heure où la communication des résultats est autorisée. Comme d’abord il faut spectaculariser la mise en scène « démocratique », on nous présente illico le perdant et le gagnant du scrutin, généralement les partis majoritaires (PS et UMP, ou l’inverse). Mais au-delà, il faut aussi meubler pour masquer cette platitude bipolarisée avec une dose grandissante de sensationnalisme : alors voilà du sang et des larmes, du scandale et de l’effroi, du pur système présenté comme « anti », oui, oui, le FN monte encore et toujours, mesdames et messieurs – à l’image de sa surreprésentation audiovisuelle depuis 30 ans, faut-il le rappeler. Seulement voilà, il ne faut pas trop culpabiliser les « braves » gens qui votent en ce sens, sous peine de quoi la rhétorique de notre régime « représentatif » (très) indirect perdrait toute saveur. Alors qui blâmer ? Qui avons-nous sous la main depuis la mi-journée ? Tandis que les chiffres de la participation tombaient tel un avertissement d’obligation citoyenne ? Vous les tenez : les satanés abstentionnistes ! L’idée suivante, pourtant tordue, est reçue dans l’instant par les esprits échaudés : c’est la faute des non-votants (sous-entendu : qui ne voteraient pas FN s’ils votaient, bien sûr, sinon ça ne marche plus !) leur faute donc si le résultat du vote n’est pas celui qu’on suppose qu’il serait – s’ils votaient, hein, voyez. Vous suivez toujours ? Bon. Alors, partons un instant du principe que cela est rigoureusement exact même sous réserve qu’un hypothétique parrallélisme des courbes puisse être trompeur, et analysons 4 types de scrutins au premier tour sur les 20 dernières années – en comparant le taux d’abstention à ceux des principaux partis (en pourcentage du total des inscrits à la date donnée) … et nous verrons si l’argument tient debout ou s’il appelle à une réflexion plus poussée.

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« Touche pas au grisby »


Yvette Bert, 76 ans, dite « Mamie Yvette » (mais surnommée « Mamie Loto » par les médias), est morte le jour de Noël 2014.
Retraitée, elle était une mère de sept enfants. Ses rentes s’élevaient à 650 euros par mois.
Elle avait organisé, entre janvier 2009 et mai 2013, 160 lotos.

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Tafta : résumé de la situation en 2 vidéos

Tafta pour les nuls, deux vidéos rapides, efficaces, qui résument bien la problématique de l’énormité de cette prise de pouvoir des multinationales sur les politiques locales, les projets de sociétés, le respect environnemental, bref, la prise de pouvoir du profit à tout prix, au prix de l’humain … de l’humain d’abord.
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Quelques réalités sur la franc-maçonnerie

Elle a une réputation de société secrète, sinon de lobbying défensif des intérêts de ses membres, voire de gouvernement parallèle et même de secte satanique pratiquant des rites sacrificiels, sexuels ou de cannibalisme (!). Rien que son nom alimente les théories les plus délirantes depuis 3 siècles, jusqu’à aujourd’hui sur divers sites et dans divers courants conspirationnistes voire réactionnaires. Qu’en est-il réelemment ? Quelle est l’histoire de cette mouvance ? Quel fonctionnement et quelles valeurs l’animent-elle ? Quelle influence a-t-elle aujourd’hui ? Bref, apportons un peu de réalité face aux fantasmes.


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Fraude et évasion fiscale : une industrie prospère

Il est clair aujourd’hui, pour tout analyste économique ou financier objectif, que deux des grands maux qui mènent le libéralisme à la faillite sont la fraude et l’évasion fiscale (légale ou illicite) et le coût prohibitif du capital « improductif » imposé aux entreprises de biens et de services qu’elles soient publiques ou privées.

Si la seconde cause a largement été expliquée par le Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques (Clersé), il n’est pas inutile d’aller voir de plus près l’impact dévastateur que le non respect du devoir citoyen devant l’impôt peut avoir sur l’enlisement de nos sociétés dans une spirale de crise sociale, économique et structurelle.

Quel serait donc le poids financier que représente cette fuite de capitaux qui devrait servir aux finances publiques ?

Le problème de l’évaporation de cette manne financière, qui devrait servir au bien collectif, cache bien des zones sombres, des soumissions, des compromissions et devrait mener bien souvent des hommes politiques, des banquiers, des patrons d’industrie devant les tribunaux.

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